Nous avons sélectionné 3 lettres dont notre sens du devoir et de la liberté d’expression nous a conduit tout droit vers leur publication. Bonne lecture... La Tribune Matinale.
Lettre 1 :
"Cher Monsieur Sabatère,
Sachez tout d’abord que je respecte votre personne et que je lisais avec bonheur tous vos articles politiques et même vos billets d’humeur du lundi, jusqu’à... ce dernier lundi justement ! Parce que là, trop c’est trop !
Quelle image de la femme avez-vous donc ? Nous voici à quelques années d’un nouveau siècle, et vous vous étonnez de voir une femme en jupe-culotte (car c’est ainsi que cela s’appelle), et sur un vélocipède qui plus est ?
Sachez cher Monsieur, que la femme, en toutes circonstances, ne perd pas son esprit pratique. C’est ainsi qu’elle pense à son confort lorsqu’il s’agit d’enfourcher un bicycle ! Et dans ce cas, que dire de certains Messieurs que je ne nommerai pas, et qui viennent à l’Opéra ou au Théâtre avec un pantalon hippique et des bottes de ferme ! Personnellement je n’y vois pas d’inconvénient, car c’est le confort qui compte avant tout.
Pour conclure, je dirai que je m’attendais à plus d’ouverture d’esprit, voire d’esprit tout-court, de la part d’un chroniqueur de la Tribune Matinale et de son chroniqueur du Dimanche !"
Germaine Tailleguiche, 53 ans, présidente de la Ligue des Vélocyclistes de l’Est parisien.
Lettre 2 :
"Mr. Julien Sabatère, retournez donc à vos articles politiques, et oubliez les billets d’humeur sur le sport une bonne fois pour toutes ! "
Y. Lablanche. Neuilly, France
Lettre 3 :
"Monsieur,
Je voudrais réagir à l’article paru il y a 2 jours dans la Tribune Matinale et intitulé « Un drôle de Dimanche » ! Un drôle de journaliste, oui !
Sachez que la femme d’aujourd’hui a le droit à sa liberté : liberté d’agir, de travailler, de plaire ou d’aimer.
Je suis d’autant plus indignée par votre récent article « un drôle de Dimanche » qu’il y a quelques mois encore j’envisageais d’embrasser la fonction de journaliste moi-même.
Cela n’a pu se faire pour des raisons qui m’appartiennent, mais aujourd’hui, je suis partagée entre la joie de ne pas être à vos côtés au sein de votre comité de rédaction, et la déception de ne pas pouvoir, par mes articles, vous remettre sur la bonne voie intellectuelle !"
Lucille Beauchamps, 26 ans, réceptionniste au Centre des Postes et des Télécommunications de Paris (rue Gutemberg).
La note de la rédaction :
Nous constatons vos vives réactions suite à l’article de notre reporter Julien S. paru lundi dernier, et nous nous en excusons. Nous promettons par ailleurs de rectifier le tir, en proposant un article futur sur la "panoplie idéale de la cycliste du week-end" ainsi que sur les parcours conseillés, article qui sera rédigé par Madame Germaine Tailleguiche en personne, présidente d’un club de vélocyclistes de sexe féminin, selon une lettre et les indications qu’elle nous a gracieusement transmises.
La rédaction de le "Tribune Matinale".
Commentaires